Tribune du groupe UMP/DVD – VRI n°283 de novembre 2011
Débat d’orientations budgétaires :
Où est le loup ?
Lors du dernier conseil municipal, le débat d’orientations budgétaires inscrit à l’ordre du jour n’a pas réellement eu lieu.
Mme Hazan n’ayant transmis ni les informations nécessaires ni répondu à nos questions, pourtant simples : dépenses de fonctionnement
et de personnel, voiries, dotations, dette…
La Maire s’est défaussée du débat sur les orientations de son propre budget 2012, car ses résultats et ses choix sont sans appel :
Les frais de fonctionnement continuent à dériver depuis 3 ans, alors qu’il faut une gestion saine pour réduire l’endettement.
Les postes de cabinets ville et agglomération ont été multipliés par 4 !
On y case et recase les amis, comme cette directrice de service à laquelle on a récemment offert un placard doré très coûteux… On y “forme” des cadres, comme une autre future directrice de service.
C’est une politisation des services inacceptable.
Le manque de sérieux s’exprime aussi par le nombre de délibérations annulées par le contrôle de légalité : taxe sur les enseignes, modification des statuts de l’agglomération… sans oublier celles retirées en séance, dernier exemple sur la Caisse des Ecoles le 24 octobre.
Au final, c’est la vie de nos concitoyens et le rayonnement de notre ville qui sont impactés par cette incapacité à travailler rigoureusement
et à apporter des réponses concrètes.
La “grande amie” de Mme Hazan, Martine Aubry, disait il y a peu : « Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup ».
La chasse au-x loup-s est donc ouverte à Reims, en l’absence de chiffres précis, de réponses à nos questions dans ce simulacre de débat
d’orientations budgétaires.
Prochain rendez-vous le 5 décembre : chiffres contre chiffres nous examinerons le budget de la ville de Reims.
Et l’équipe municipale sera enfin obligée d’afficher ses choix et d’assumer ses responsabilités.
Les élus UMP/DVD
Catherine VAUTRIN, Jean Marc ROZE, Evelyne BRUSCHI, Pascal LABELLE, Katia HOSTEQUIN,
Xavier ALBERTINI, Kim ANCEAUX DUNTZE, Benjamin DEVELEY, Elisabeth VASSEUR
www.catherine-vautrin.fr – Tél. : 03 26 77 77 1
Préférons la maîtrise des dépenses publiques à l’immobilisme
S’il est un sujet récurrent pour l’opposition, ce sont les suppressions de postes dans la fonction publique et notamment dans l’Education nationale.
Il convient tout d’abord de rectifier cette mauvaise formule, car en réalité il ne s’agit pas de suppressions à proprement parler mais du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
L’Education nationale, qui représente le premier budget de l’Etat et est le premier employeur de France ne pouvait évidemment y échapper.
Depuis 2007, le gouvernement de François Fillon mène avec courage et audace cette nécessaire mesure.
Rappelons quelques chiffres évocateurs pour situer les choses dans leur contexte : notre système éducatif compte aujourd’hui 34 000 professeurs de plus et 540 000 élèves de moins qu’il y a 20 ans.
Nous étions ainsi face à un paradoxe de taille, il y a eu dans la fonction publique plus de créations d’emplois qu’elle n’en avait réellement besoin, sans tenir compte des évolutions de notre société. On s’est ainsi retrouvés – à l’image des chiffres cités précédemment – avec un nombre de fonctionnaires bien supérieur aux besoins réels.
Ceci dans un contexte où l’économie mondiale a été marquée par la dégradation de la notation des finances publiques de certains de nos partenaires parmi lesquels la Grèce – tout le monde en a entendu parler – mais aussi l’Espagne et le Portugal, et tout récemment les Etats-Unis au mois dernier et l’Italie la semaine dernière.
Ces changements non négligeables dans notre économie mondialisée nous amènent à réduire le poids de notre dette en menant une politique budgétaire disciplinée dans la maîtrise des dépenses publiques.
La France ne doit pas et ne peut pas connaître le même sort que ces pays cités plus haut.
Il faut pour cela refonder totalement nos dépenses pour éliminer celles qui sont devenues aujourd’hui inutiles ou obsolètes.
Il faut se poser la question sur chacun des engagements de l’Etat en termes de dépense publique.
Le gouvernement de François Fillon s’y emploie courageusement et montre qu’il tient pleinement la barre dans la tempête économique que nous vivons.
Pour conclure, je citerai simplement Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités Territoriales et de l’Immigration, le 29 septembre dernier : “Nous ne pouvons hypothéquer l’avenir des générations futures en leur léguant un pays ruiné”.





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