Préférons la maîtrise des dépenses publiques à l’immobilisme
S’il est un sujet récurrent pour l’opposition, ce sont les suppressions de postes dans la fonction publique et notamment dans l’Education nationale.
Il convient tout d’abord de rectifier cette mauvaise formule, car en réalité il ne s’agit pas de suppressions à proprement parler mais du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
L’Education nationale, qui représente le premier budget de l’Etat et est le premier employeur de France ne pouvait évidemment y échapper.
Depuis 2007, le gouvernement de François Fillon mène avec courage et audace cette nécessaire mesure.
Rappelons quelques chiffres évocateurs pour situer les choses dans leur contexte : notre système éducatif compte aujourd’hui 34 000 professeurs de plus et 540 000 élèves de moins qu’il y a 20 ans.
Nous étions ainsi face à un paradoxe de taille, il y a eu dans la fonction publique plus de créations d’emplois qu’elle n’en avait réellement besoin, sans tenir compte des évolutions de notre société. On s’est ainsi retrouvés – à l’image des chiffres cités précédemment – avec un nombre de fonctionnaires bien supérieur aux besoins réels.
Ceci dans un contexte où l’économie mondiale a été marquée par la dégradation de la notation des finances publiques de certains de nos partenaires parmi lesquels la Grèce – tout le monde en a entendu parler – mais aussi l’Espagne et le Portugal, et tout récemment les Etats-Unis au mois dernier et l’Italie la semaine dernière.
Ces changements non négligeables dans notre économie mondialisée nous amènent à réduire le poids de notre dette en menant une politique budgétaire disciplinée dans la maîtrise des dépenses publiques.
La France ne doit pas et ne peut pas connaître le même sort que ces pays cités plus haut.
Il faut pour cela refonder totalement nos dépenses pour éliminer celles qui sont devenues aujourd’hui inutiles ou obsolètes.
Il faut se poser la question sur chacun des engagements de l’Etat en termes de dépense publique.
Le gouvernement de François Fillon s’y emploie courageusement et montre qu’il tient pleinement la barre dans la tempête économique que nous vivons.
Pour conclure, je citerai simplement Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités Territoriales et de l’Immigration, le 29 septembre dernier : “Nous ne pouvons hypothéquer l’avenir des générations futures en leur léguant un pays ruiné”.

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